Comité pour les Droits Humains en Amérique Latine

La Colombie est un pays extrêmement complexe. Avec plus de 47 millions d’habitantEs, une biodiversité incroyablement riche (plus de 10 % des espèces végétales répertoriées mondialement s’y retrouvent), le narcotrafic le plus important sur la planète et le conflit armé entre les différentes guérillas et le gouvernement, lequel sert à justifier le climat de répression sociale créé par le gouvernement en place et les de nombreuses violations de droits humains qu’il entraîne.
Le conflit armé colombien perdure depuis déjà un demi-siècle, faisant des ravages au sein de la population civile la plus vulnérable et démunie : les autochtones, afro-colombienNEs, paysans, femmes et enfants. Près d’un million de personnes sont mortes depuis 1948 à cause du conflit armé qui n’est pas reconnu comme tel par l’actuel gouvernement.
Parallèlement à l’imposition du modèle néo-libéral en Amérique latine et au processus de libéralisation des marchés depuis les années 80 à travers ce que la journaliste montréalaise Naomi Klein appelle la « doctrine du choc » , les différents acteurs armés en Colombie – principalement les forces répressives de l’État, militaires et paramilitaires, et, dans une proportion moindre, les guérillas – ont provoqué un déplacement forcé de la population civile colombienne sans précédent qu’on évalue aujourd’hui à près de 4 millions de personnes. Il s’agit là d’un des problèmes les plus graves de la Colombie qui révèle le caractère structurel du conflit.
On dénombre des milliers d’assassinats à chaque année, plus de 15 000 disparitions, plus de 2 500 syndicalistes assassinés. Durant les 10 dernières années, 64 % des syndicalistes assassinés dans le monde étaient d’origine colombienne.
Inscrivez-vous au colloque dès maintenant ! Les places sont limitées !