Comité pour les Droits Humains en Amérique Latine
Projet Accompagnement Solidarité Colombie (PASC)
En Colombie, l’exploitation des ressources naturelles passe entre autres par la mise en place de méga-projets agro-industriels et sous-tend l’extermination des populations qui s’y opposent. Il y a une claire articulation entre répression et progrès, entre contrôle social et maximisation des profits, entre persécution et impunité.
Plan Colombie et agro-industrie Une version de ces méga-projets se retrouve dans le Plan Colombie, initié en 1999 par l’ancien président colombien Andres Patrana et l’ancien président états-unien Bill Clinton. Officiellement, ce plan vise le renforcement, l’entraînement et l’équipement de l’armée colombienne. Ce plan nie totalement les bases sociales, économiques et politiques du conflit colombien, et il utilise le discours de la guerre à la drogue pour justifier la militarisation croissante du pays.
Le Plan Colombie est aussi un plan de développement qui vise l’ouverture du marché en Colombie, l’expansion du commerce et la mise en place de mesures pour attirer les investissements. Le développement économique de la Colombie se conçoit via l’exploitation de ses ressources naturelles. Le plan de lutte contre la drogue contient alors une composante nommée « Plan de substitution des cultures illicites » : après avoir détruit les cultures des paysans par la fumigation, on leur propose de se réorienter vers des aliments destinés à l’exportation (1). Le Plan Colombie est en fait une immense contre-réforme agraire, dans laquelle sera substituée la production paysanne par les plantations des grands propriétaires terriens et des multinationales qui bénéficieront de cette nouvelle forme d’esclavage. Les cultures de subsistance de riz, de pommes de terre, de cannes à sucre, de fèves de maïs seront remplacées par les projets agro-industriels de palme africaine et de cacao, entraînant une perte de souveraineté alimentaire pour le pays.
Dans le cadre du Plan Colombie, on prévoit semer plus de 3 000 000 de nouveaux hectares dans tout le pays. On a investi jusqu’à aujourd’hui $55 900 millions dans la production de palme en Colombie, dont $23 097 millions proviennent du PDA -Programme de Développement Alternatif - du Conseil Présidentiel pour le Plan Colombie Par exemple, le CAPP - Colombian Agribusiness Partnership Program – financé par la USAID - l’agence de coopération internationale du gouvernement américain - sous le discours de la lutte à la drogue et de programmes de développement qui permettront la « substitution des cultures illicites », met de l’avant des projets d’implantation de la palme africaine et de cacao dans plusieurs régions de la Colombie. La Colombie est déjà le plus grand producteur de palme africaine en Amérique latine avec 200 000 hectares cultivées en 2004, , et le quatrième producteur au monde après la Malaisie.
A partir des fruits du palmier africain, on produit l’huile de palme, la deuxième huile végétale la plus consommée dans le monde (2). Elle est donc principalement commercialisée dans l’industrie alimentaire, mais également dans l’industrie cosmétique et pharmaceutique. D’autre part, on considère l’huile de Palme comme « l’Or Vert », puisque l’on a découvert que les moteurs diésel pouvaient fonctionner parfaitement avec du bio-diesel provenant de l’huile de Palme.
Parmi les plus importantes transnationales impliquées dans le secteur de la Palme dans le monde on retrouve Unilever, Procter & Gamble, Henkel, Cognis et Cargill. D’autre part, des institutions multilatérales telles que, la Banque mondiale, la BID, le FMI, le Programme des Nations Unies pour le Développement, USAID, tout comme le Plan Colombie et certains programmes de promotion de la paix de l’Union Européenne, ont une influence non négligeable sur la promotion de l’expansion du projet agro-industriel de Palme africaine en Colombie et ailleurs.
Au Chocó : vol des terres des communautés afro-descendantes
Au Chocó, province du nord de la Colombie, située à la frontière du Panamá entre les océans Atlantique et Pacifique, 4183 hectares de Palme africaine sont semés illégalement sur les Territoires Collectifs ancestraux des communautés afro-descendantes du Jiguamiando et du Curvarado. En réalité ce projet agro-industriel, implanté par l’entreprise Uraplama et 5 autres entreprises servant simplement de façade à cette dernière, prévoit semer un total de 22 000 hectares de plantations de palme, en plus de développer 4000 hectares en élevage bovin industriel. Pourtant en Colombie, la loi 70 protège les territoires des communautés noires. Cette loi, qui permet de donner des titres de propriété collective aux communautés afro-descendantes sur leurs territoires ancestral, a octroyé en 2000 un Titre de propriété collective de 46 084 hectares aux communautés du Curvarado et de 54 973 hectares à celles du Jiguamiando. Selon la loi 70, ces titres sont en fait insaisissables, inaliénables et imprescriptibles pour garantir qu’ils restent toujours aux mains des communautés.
L’ensemencement de palme avance pourtant depuis 2001 et l’entreprise Urapalma produit déjà 1 000 tonnes d’huile par mois. La nouvelle agro-industrie a grossi si vite que Belén de Bajira, le village à partir duquel se déploie de projet, est passé en cinq ans de 700 à 7000 habitants. Les promoteurs de la palme disent de ce projet de « développement » qu’il pourrait servir de projet de réinsertion pour les paramilitaires « démobilisés ». Ce que les compagnies ne disent pas, c’est qu’en 1997 une vaste opération militaire nommée Operacion Genesis, menée conjointement par la Brigade XVII de l’Armée Nationale et les troupes paramilitaires (AUC),a provoqué le déplacement forcé de toutes les communautés afro-descendantes, métisses et autochtones qui vivaient dans la région du Bajo Atrato, au Choco. C’est à ce moment que les 12 communautés du Jiguamiandó et les 16 communautés du Curvaradó, dûrent abandonner leur territoire. De 1997 à aujourd’hui, ces dernières ont été victimes de 13 déplacements forcés et de 111 assassinats et disparitions forcées, considérés comme crimes contre l’humanité selon le Droit International Humanitaire. Des villages entiers, déplacés par la violence, sont disparus sous les champs de palme.
Le 14 mai 2005, l’Incoder - l’Institut Colombien de Développement Rural (l’entité gouvernementale qui fait partie du Ministère de l’Agriculture), a émis dans un rapport suite à la réalisation d’une Commission de Vérification sur le terrain du 25 octobre au 1er novembre 2004, qui avait comme objectif de déterminer la légalité ou l’illégalité des plantations de Palme dans la région du Curvarado, que 93% des plantations de palme sont situées à l’intérieur des Territoires collectifs des communautés noires du Curvarado et du Jiguamiando, et sont donc illégales. L’Incoder a même affirmé que « dans la pratique, cette situation représente pour le Jiguamiando et le Curvarado, une contre-réforme agraire(...) »
Pourtant, l’État cofinance les plantations de palme par des crédits de toutes sortes provenant d’entités financières gouvernementales telles que Finagro et la Banque agraire. En juin 2005, la Defensoría del Pueblo (ombudsman) a résolu que : « les cultures de palme africaine à l’intérieur des territoires collectifs du Jiguamiandó et du Curvaradó violent les droits des communautés afro-colombiennes et indigènes à la jouissance du territoire, à l’identité et l’intégrité culturelle, à apprécier un environnement sain, à la sécurité alimentaire, à la salubrité publique, à l’accès au logement, au travail, à la liberté de locomotion et de résidence, et à l’égalité. De la même façon, des droits fondamentaux leurs sont menacés, comme le droit à la dignité, à la santé, à la liberté et à la vie, entre autres. » La Defensoría exigeait « la suspension des crédits donnés par Finagro et la Banque Agraire, pour toute activité en relation avec la palme africaine et l’élevage bovin sur les territoires du Jiguamiando et du Curvarado ». Tout cela n’aura pas empêché le Ministère de l’Agriculture de contredire ses propres conclusions, dévoilées par l’Incoder sept mois plus tôt. Au mois d’octobre 2005, le Ministère affirme dans un communiqué de presse, que 131 titres de propriété privée présentés par les entreprises de Palme ont été émis avant 1993, année de l’entrée en vigueur de la Loi 70, et prévalent donc sur les Territoires collectifs des communautés. Ainsi le Ministère donne le feu vert à la contre-réforme agraire de fait qui s’était opéré à feu et à sang dans la région, en ordonnant que 10 162 hectares de terres soient soustraites de la propriété collective des communautés. L’Incoder prétend devoir encore étudier la légalité de 601 autres titres de propriété privée présentés par les palmiculteurs, et dit conclure l’étude en février 2006. Les compagnies palmicultrices semblent posséder plusieurs mécanismes d’appropriation des terres Des techniques de légalisation de l’illégalité se développent. Ainsi, au Choco, les bureaux du registraire public semblent s’être transformés en instances de blanchiment de terres. Les entreprises palmicultrices affirment que toutes leurs plantations sont légales parce qu’elles ont négocié avec des individus qui détiennent des titres de propriété privée qui datent d’avant la loi 70 de 1993. Pourtant lors de la Commission de Vérification, la grande majorité des documents présentés par les compagnies de Palme n’étaient pas des titres de propriété privé antérieur à 1993, mais bien des contrats d’achats illégaux de parcelles de terre, effectués après 1993 avec des particuliers, sans consultation préalable avec les Conseils Communautaires, seules autorités légitimes des communautés noires, comme le prescrit la loi 70.
L’État colombien, en complicité avec les entreprises de Palme a comme objectif de transformer les paysans qui vivent d’agriculture de subsistance en travailleurs agricoles dans les plantations. Le Plan Colombie fait la promotion des « alliances stratégiques » dans le secteur agro-industriel, de l’exploitation forestière et de l’élevage intensif, pour la « co-gestion » des territoires entre les entreprises privées et les communautés locales. Le vrai dessein derrière ces alliances est de permettre aux compagnies de s’accaparer de terres ayant un sol extrêmement riche, de s’assurer d’un approvisionnement constant en matière première ainsi que d’une main-d’œuvre bon marché, sans relation de type employeur-employé obligeant le respect des droits des travailleurs. Dans ce sens le Ministère de l’Agriculture, à travers l’Incoder, a émis récemment la Résolution 1516 qui vient modifier la loi 70 en permettant des alliances entre le secteur privé industriel et les Conseils Communautaires, au détriment de ces derniers. Ces « alliances stratégiques » ne sont en réalité qu’un mécanisme qui permettra de privatiser les territoires collectifs des afro-descendants.
Pendant ce temps, la déforestation et l’ensemencement avancent. Le méga-projet de palme africaine a déjà des conséquences écologiques désastreuses. La jungle tropicale humide du Chocó renferme la plus grande concentration de biodiversité au mètre carré dans le monde. Le Choco fait partie du « Biopacifique colombien », considéré patrimoine de l’humanité pour sa biodiversité (2). La déforestation précédant l’ensemencement de la palme, en plus de profiter aux compagnies exportatrices de bois, engendre une perte dramatique de biodiversité dans la région. La palme vide la terre de tous ses matériaux riches et détruit l’humus du sol, le rendant infertile pendant des années. La déforestation entraîne également une diminution de la production de l’eau, le détournement de certains cours d’eau et l’érosion des sols.
Impunité et légalisation des crimes paramilitaires
En Colombie, les politiques de sécurité de l’état sont dirigées contre les populations civiles, principalement lorsque celles-ci dénoncent la stratégie paramilitaire de l’État colombien et son rôle de protection des intérêts privés. Le phénomène du déplacement forcé en Colombie est une stratégie étatique qui, articulée aux intérêts étrangers, vise à opérer une contre-réforme agraire, qui permettra à l’agro-industrie de s’installer partout sur les meilleurs terres du pays et aux entreprises minières, pétrolières et forestières d’exploiter les richesses naturelles colombiennes sans « obstacles ».
Selon le Bureau du Contrôleur Général de la République et l’Université des Andes, les paramilitaires ont pu s’accaparer au cours de leur histoire de plus de 4 millions d’hectares de terres dans le pays. De plus, selon un rapport de la Procuraduria General de la Nacion (instance gouvernementale), seulement durant les 4 dernières années, l’étendue des terres abandonnées par les paysans ayant été victimes de déplacement forcé et ayant été accaparées par les paramilitaires représente 1 million d’hectares.
Dans le Choco les paramilitaires, les forces armées et la police, présents dans la région protègent les intérêts des compagnies palmicultrices. Les actions paramilitaires dans la région ont précédé le processus de déforestation et l’amplification de la frontière agricole pour l’ensemencement de la palme africaine tandis que les unité de la Brigade XVII de l’Armée nationale protègent actuellement les plantations de palme. Les paramilitaires ont laissé peu de choix aux populations : « ou vous vendez ou vous mourez et l’on négociera avec la veuve ». Cette forme d’intimidation vise à convaincre les familles de vendre illégalement leur parcelle, et ce à un faible prix, inférieur à celui du marché. Depuis 2003, les paramilitaires mènent des incursions dans les villages du Jiguamiando avec un nouveau discours, selon lequel ils apportent progrès et travail dans la région, insistant pour que les gens des communautés aillent travailler dans les plantations de palme.
Cette année, dans le cadre de la « négociation-monologue » entre les paramilitaires et le gouvernement, le Président Uribe Velez a fait voté la loi 975 de 2005 appelée loi de « Justice et Paix ».Cette loi qu’on devrait plutôt appeler loi de « Pardon et d’oubli », vise la « démobilisation » des paramilitaires et leur « réinsertion » dans la société. Cette loi fait permettra de légaliser et d’institutionnaliser les structures du paramilitarisme et elle garantira l’impunité. Dès 2003, le journal El Tiempo informait que les zones de réception des paramilitaires démobilisés coïncidaient avec les régions où se déploient les projets destinés à la réinsertion sociale, comme le projet agro-industriel de palme africaine. Avec la loi de « Justice et Paix », les paramilitaires pourront sans aucun doute légaliser les terres qu’ils se sont appropriés de force, au lieu de permettre que celles-ci soient rendues à leur propriétaire légitime. Pourtant, ce n’est pas le cadre légal qui manque : le Décret 2007 de 2002 oblige les bureaux de notaires et d’instruments publics à geler les transactions ayant cours sur les parcelles de terre de communautés déplacées ou en risque de déplacement forcé. Cependant dans les faits, celle-ci n’est pas appliquée. (2) La loi de Justice et Paix prône en réalité l’impunité et la réconciliation forcée entre les victimes et les criminels. Non seulement la loi de Justice et Paix ne prévoit aucun mécanisme sérieux qui permettra d’établir la Vérité historique sur plus de 55 000 crimes contre l’humanité ayant été perpétré par les paramilitaires au cours de leur histoire, non seulement elle ne prévoit aucun mécanisme sérieux afin que les 4 millions d’hectares qu’ils ont volé soient retournées à leur propriétaires originaux ayant été déplacés violemment, mais en plus 11 400 paramilitaires ont déposé les armes en dehors du cadre légal de cette loi, avant l’existence formelle de celle-ci. Ces 11 400 paramilitaires se sont « démobilisés » dans le cadre du Décret 728 de 2003 sans avoir eu à rendre de déclaration devant une autorité judiciaire. Enfin, partout au pays, on voit des groupes paramilitaires supposément « démobilisés » réapparaître sous de nouveaux noms et continuer à commettre leur crimes impunément. Ailleurs, ils sont tous simplement intégrés dans des Bataillons de l’ Armée et de la Police ou dans des corps de sécurité privée au service des entreprises, comme c’est le cas dans les plantations de Palme africaine au Choco.
Il y a donc une relation évidente entre violence socio-politique, violations des droits humains et intérêts territoriaux de type économique véhiculés par des projets agro-industriels de palme africaine, de cacao, de coca, d’élevage et de déforestation, tous menés dans l’illégalité. Le projet agro-industriel de palme africaine est une machine infernale de mort et de destruction qui, au nom du progrès, anéantit les communautés et leur culture en plus de menacer la biodiversité. Toutefois, ce projet de palme africaine fait face à une résistance croissante dans la région, où les populations exigent le retour sur leurs terres. Les communautés ne veulent pas du progrès offert par l’agro-industrie, ce qu’elles veulent c’est la justice, et pouvoir affirmer leur droit à la Vie, au Territoire et à l’Autodétermination.
Depuis, 2000, les communautés du Jiguamiando sont retournées sur leur Territoire où elles ont accueillies les communautés du Curvarado qui faute de pouvoir retourner sur leur propre Territoire envahi par la Palme, se sont réfugiées dans celui du Jiguamiando. Ensemble, ces communautés se sont déclarées dans un processus conjoint de « Résistance civile pour la Vie et le Territoire ». Elles sont organisées en Conseils Communautaires et pratiquent la démocratie directe au quotidien. Afin de se protéger contre la répression constante dont elles sont victimes, elles se sont regroupées dans des Zones Humanitaires. Ces dernières sont tous simplement des villages délimités par des clôtures et des bannières qui indiquent que ce sont des lieux exclusifs de population civile et que l’entrée d’aucun acteur armé n’y est permise. L’accompagnement de Justicia y Paz, l’ONG de droits humains colombienne qui travaille avec les communautés depuis plusieurs années, ainsi que la présence internationale dans les Zones Humanitaires est primordial pour la protection des communautés. L’accompagnement national et international permet aux communautés de pouvoir s’organiser et résister avec un peu plus de tranquillité et de respect. Malgré toute la répression à laquelle elles font face, malgré les récentes incursions de l’Armée dans les Zones Humanitaires et l’assassinat d’un de leur leader à Bélen de Bajira en octobre cette année, elles sont décidées à continuer de dénoncer le projet de Palme et à ne pas se laisser déplacer à nouveau. Comme des hommes et des femmes l’ont témoigné à nos accompagnateurs-trices : « Nous n’abandonnerons plus notre Territoire pour nous retrouver comme déplacés à mendier dans les villes, nous allons rester ici et continuer à résister. S’ils veulent notre Territoire ils devront tous nous tuer ici, mais il restera toujours l’un d’entre nous pour raconter notre histoire »
(1) La destruction des cultures illégales n’a réellement donné aucun résultat. Le Plan Colombie s’attaque en fait au secteur le plus insignifiant de la coca, celui de la production, au lieu de s’attaquer à la transformation et à l’exportation, contrôlées surtout par des groupes paramilitaires en complicité avec l’Armée, au service des grands propriétaires terriens narco-trafiquants.
2Le discours du développement durable mise sur des méga plantations, telles la palme, l’eucalyptus ou le pin, pour réduire l’effet de serre (au lieu de réduire les émissions de gaz à effet de serre). Au royaume de l’hypocrisie, tout se passe comme si le fait de remplacer une forêt tropicale humide vieille de milliers d’années, abritant une telle quantité d’espèces vivantes qu’il a été impossible jusqu’à ce jour d’arriver à inventorier complètement toute la richesse et la diversité de ses écosystèmes, par une monoculture de palme, n’avait en réalité rien changé à l’équilibre de la nature, sous prétexte que ces plantations absorbent du gaz carbonique et rejettent de l’oxygène dans l’atmosphère.