Comité pour les Droits Humains en Amérique Latine
* ACTION URGENTE *
Svp intervenir immédiatement
Date : 29 mars 2008
Envoyé par : Red de Hermandad y Solidaridad - Colombia (REDHER)
Traduit par : Comité pour les droits humains en Amérique latine
1. Résumé de la situation
2. Sollicitudes et MODÈLE DE LETTRE à envoyer
3. Détails
4. Contexte
1. Résumé de la situation
La semaine dernière, plusieurs groupes de défense des droits de la personne et de syndicats colombiens, notamment le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques, le Comité permanent pour la défense des droits humains (CPDH), la « Central Unitaria de Trabajadores » (CUT), le Syndicat national des travailleurs de l’industrie de l’alimentation (SINALTRAINAL), SUMISOL, l’Association des éducateurs de district de Barranquilla (ADEBA), ainsi que des groupes universitaires tels l’Association colombienne d’étudiants universitaires (ACEU) ont reçu des menaces provenant du groupe paramilitaire « Aguilas Negras, » les accusant d’être des groupes terroristes faisant partie des FARC, et s’opposant au traité de libre-échange avec les États-Unis.
Il y a malheureusement une correlation très marquée entre les menaces proférées par les organismes d’intelligence et les actes posés ultériorement par les groupes paramilitaires contre les défenseurs des droits de la personne.
2. Sollicitudes et MODÈLE DE LETTRE
À la demande des communautés, nous sollicitons votre appui pour faire pression sur les autorités. À cette fin, nous avons rédigé un modèle de lettre en espagnol qu’il vous suffit d’endosser avant d’envoyer aux adresses mentionnées.
Cette lettre s’adresse au président colombien, Alvaro Uribe Vélez, au directeur du programme vice-présidentiel des droits humains, Carlos Franco, ainsi qu’au Fiscal général de la nation, Mario Iguaran, et présente les sollicitudes suivantes :
Que l’État colombien prenne les mesures nécessaires pour garantir la vie, la liberté, l’intégrité et le droit d’exercer la labeur de défense des droits de la personne aux organismes menacés.
Que la Fiscalía General de la Nación mène une enquête sur ces actes d’intimidation et qu’elle fasse en sorte que les coupables soient capturés, jugés et punis.
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À : secretaria.privada@presidencia.gov.co
cefranco@presidencia.gov.co
fibarra@presidencia.gov.co
ppdh@presidencia.gov.co
contacto@fiscalia.gov.co
C.C.I. : laura(arobas)ccdhal.com
Objet : Amenazas contra defensores de derechos humanos en Bucaramanga
Montreal, Canadá, 29 de Abril del 2008
Dr. ÁLVARO URIBE VÉLEZ
Presidente de la Republica
Dr. CARLOS FRANCO
Director del Programa de Derechos Humanos
de Vicepresidencia
Dr. MARIO IGUARÁN
Fiscal General de la Nación
Asunto : Amenazas contra defensores de derechos humanos en Bucaramanga
En calidad de ciudadano canadiense, me permito comunicarles mi consternación frente a las recientes amenzas dirigidas contra una multitud de líderes sociales en la región de Bucaramanga.
La semana pasada, varios grupos de defensa de derechos humanos y de sindicatos, tales como el Comité de Solidaridad con los Presos Políticos, el Comité para la Defensa de los Derechos Humanos (CPDH), la Central Unitaria de Trabajadores (CUT), SINALTRAINAL, SUMISOL, la Asociación de Educadores Distritales de Barranquilla (ADEBA) asi como la Asociación Colombiana de Estudiantes Universitarios (ACEU) recibieron amenazas del grupo paramilitar las Aguilas Negras, el cual los acusa de ser terroristas, de pertenecer a las FARC o al ELN y de oponerse al tratado de libre comercio con los Estados Unidos, asi como a las politicas del Presidente Uribe Vélez.
Se le han enviado amenazas escritas y electronicas los pasados 22 y 23 de Abril a la CUT asi como al Comité de Solidaridad con los Presos Políticos, amenazando de muerte y señalando como “objetivo militar” a las siguientes personas (integrantes des los organismos ya mencionados) :
DAVIS FLOREZ, JAVIER CORREA, ALFREDO VALDIVIESO, JUAN JAIMES, RAFAEL OVALLE, MARTHA DIAZ, MIGUEL CONDE, MAURICIO MARTINEZ, NORMA (ALIAS LA PROFE) JOSE BAUTISTA (ALIAS CHURCO) CAROLINA RUBIO, MARIA CARDONA, NICANOR ARCINIEGAS, PABLO VARGAS, GABRIEL PRINCIPE, FERNANDO PORRAS, TERESA BAEZ, JOSE HUMBERTO TORRES, MARIA SEDEÑO, NICOLAS CASTRO y JESUS TOVAR.
Me preocupa el hecho que estos grupos armados, siendo ’paramilitares’ hablen de ’objetivo militar’ y defiendan las politicas del Presidente, aunque el gobierno pretenda que no existe ningun vínculo con estos grupos terroristas ilegales.
Además, quisiera recordarles que la Comisión Interamericana de Derechos Humanos expresó el pasado 10 de abril en su comunicado No. 15 de 2008 :
“su profunda preocupación por las recientes amenazas proferidas contra defensoras y defensores de derechos humanos y contra miembros de organizaciones sociales en Colombia”…
“Estos hechos ocurren en un contexto de violencia contra defensores y defensoras de derechos humanos en Colombia, en el cual han sido asesinados varios líderes sociales.”…
“La CIDH lamenta que se hayan producido estos hechos y hace un especial llamado al Estado colombiano para que adopte urgentemente todas las medidas que resulten necesarias para salvaguardar a los defensores y las defensoras de derechos humanos y a los miembros de las organizaciones sociales amenazados. Asimismo, la CIDH urge al Estado a que investigue, juzgue y sancione a los responsables de dichas amenazas y a que garantice la seguridad de las defensoras y defensores de derechos humanos y líderes sociales.”…
Al referirse sobre las posibilidades de defensa de los Derechos humanos en Colombia Expreso :
“La Comisión Interamericana reitera que la defensa de los derechos humanos sólo puede ejercerse libremente cuando las personas que la realizan no son víctimas de amenazas ni de actos de hostigamiento. La Comisión reconoce el papel fundamental de las defensoras y defensores de derechos humanos para la garantía y salvaguarda de la democracia y del Estado de derecho. La CIDH respalda el trabajo de las defensoras y defensores por los derechos humanos en Colombia.” [1]
Por estas razones, solicito :
1. Al Estado colombiano que tome las medidas necesarias para garantizar la vida, la libertad, la integridad personal y el libre ejercicio de su labor a los defensores de derechos humanos y sindicalistas mencionados.
2. A la Fiscalía General de la Nación que investigue y procure la captura, juzgamiento y sanción de los responsables.
Agradeceré ser informado por escrito de las acciones que Ustedes y sus despachos emprenderán frente a estas solicitudes.
Cordialmente,
**VOTRE NOM**
Ciudadano-a canadiense
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[1] Comunicado No. 15 de 2008
http://www.cidh.org/Comunicados/Spanish/2008/15.08sp.htm
3. Détails
Le associations mentionnées précédamment ont été accusées de terrorisme, d’appartenir aux FARC ou au ELN et de s’opposer au traité de libre-échange avec les États-Unis ainsi qu’aux politiques du président Uribe Vélez.
Les messages envoyés par écrit et par courriel les 22 et 23 avril derniers à la CUT ainsi qu’au Comité de solidarité avec les prisonniers politiques, menacent de mort et déclarent “objetifs militaires” les personnes suivantes :
DAVIS FLOREZ, JAVIER CORREA, ALFREDO VALDIVIESO, JUAN JAIMES, RAFAEL OVALLE, MARTHA DIAZ, MIGUEL CONDE, MAURICIO MARTINEZ, NORMA (ALIAS LA PROFE) JOSE BAUTISTA (ALIAS CHURCO) CAROLINA RUBIO, MARIA CARDONA, NICANOR ARCINIEGAS, PABLO VARGAS, GABRIEL PRINCIPE, FERNANDO PORRAS, TERESA BAEZ, JOSE HUMBERTO TORRES, MARIA SEDEÑO, NICOLAS CASTRO y JESUS TOVAR.
4. Contexte
À seulement 120 jours du début de l’année 2008, 22 syndicalistes ont été assassinés en Colombie, et les menaces et intimidations contre les leaders sociaux n’ont cessé d’augmenter. De plus, ces actes d’harcèlement suivent étrangement les déclarations de février dernier de M. José Obdulio Gaviria, qui accusait les membres du Mouvement national des victimes de crimes d’État (MOVICE), dont fait partie le Comité de solidarité avec les prisonniers politiques, de faire partie des FARC.
De plus, la Commission interaméricaine des droits humains a exprimé le 10 avril dernier, dans son communiqué no. 15 de 2008 :
“sa profonde préoccupation face aux récentes menaces proférées contre les défenseurs des droits humains et contre les membres d’organisations sociales en Colombie”…
“Ces faits surviennent dans un contexte de violence contre les défenseurs des droits humains en Colombie, dans lequel plusieurs leaders sociaux ont été assassinés.”…
“La CIDH déplore ces incidents et fait appel à l’État colombien pour que celui-ci adopte de façon urgente toutes les mesures nécessaires afin de garantir la sécurité des défenseurs des droits humains et de celle des organisations sociales menacées. La CIDH urge également l’État d’enquêter, juger et condamner les responsables des menaces et de garantir la sécurité des défenseurs des droits humains et des leaders sociaux.”…
“La Commission interaméricaine réitère que la défense des droits humains ne peut s’exercer librement que lorsque les personnes qui l’assurent ne sont pas victimes de menaces ni d’actes d’intimidation. La Commission reconnaît le rôle fondamental que jouent les défenseurs des droits humains pour la garantie et la sauvegarde de la démocratie et de l’État de droit. La CIDH appuie le travail des défenseurs des droits humains en Colombie.” [1]
[1] Communiqué No. 15, 2008
http://www.cidh.org/Comunicados/Spanish/2008/15.08sp.htm