Comité pour les Droits Humains en Amérique Latine

cdhal.org   >   Revue Caminando et autres publications   >   Réforme agraire et urbanis  
Voir tous les articles par Édition
 

Réforme agraire et urbanisme ?!

Frezoo

Reprendre nos ressources naturelles dans les villes peut paraître paradoxale, mais à travers les jardins communautaires et collectifs, espace urbain et ressources naturelles se côtoient en harmonie.

Sur l’île de Montréal, 14 000 jardiniers se partagent 8 200 parcelles de jardins communautaires, ce qui en fait la plus grosse organisation au niveau communautaire de la région métropolitaine. Le mouvement du jardinage communautaire à Montréal a vu le jour au début des années ‘70 sous l’impulsion de groupes de « guérilla verte », principalement composés d’immigrants italiens et portugais et d’un groupe de 200 personnes âgées du quartier Snowdon, qui ont labouré des terrains en friche sous des voies ferrées et le long de lignes hydroélectriques. Leurs efforts ont fait surgir d’un terrain vague jonché de détritus 176 parcelles de jardins, donnant ainsi naissance au mouvement du jardinage communautaire.

Les jardins communautaires exploités individuellement mais gérés collectivement existent au Québec depuis les années 1970. Les jardins exploités collectivement n’existent pour leur part que depuis quelques années. Partout au Québec, plusieurs hectares de terres en friche situées en zone périurbaine ont servi à des projets de sécurité alimentaire, des cuisines collectives, des maisons de jeunes, des regroupements d’assistés sociaux et des groupes d’écologistes. Ces initiatives visent la création d’emplois, la production de légumes sains, la réinsertion sociale de jeunes en difficulté ainsi qu’une formation pratique en horticulture biologique.

Les jardins collectifs se développent donc autour de 3 grands thèmes : la sécurité alimentaire, le développement social et l’urbanisme durable. Les jardins communautaires offrent une alternative d’autosuffisance à l’assistance gouvernementale ou à la dépendance aux banques alimentaires en plus de créer un endroit de socialisation et de partage des connaissances du travail de la terre. Pourtant, les jardiniers urbains luttent aujourd’hui pour empêcher que leurs terrains durement acquis disparaissent au détriment des visées expansionnistes des promoteurs immobiliers. Pour contrer un développement urbain aveugle, les deux tiers des jardins communautaires de Montréal ont été zonés en parcs, une solution unique en Amérique du Nord.


Les 5 articles les plus récent de la rubrique
Les femmes Sarayacu d’Équateur : protagonistes de la résistance à l’exploitation pétrolière
Les conséquences du Projet Marlin de Glamis Gold Ltd au Guatemala
Le nouveau visage de la ZLÉA : les pays andins piégés par les accords bilatéraux
Les cosmologies occidentales et amérindiennes : une réflexion sur leur lien avec l’autodétermination des peuples
Le Programme de « Développement Alternatif » du Plan Colombie : comment effacer les crimes des paramilitaires

Tous les articles de la rubrique ]

atención estamos trabajando para mejorar el mundo   |   Valid XHTML! Valid CSS! SPIP! Optimisé pour Firefox